Crise du logement chez les Inuits : Arteau plaide l’urgence

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Jean-François Arteau avait ce message pour le gouvernement fédéral : il y a urgence d’agir pour résorber la crise aigue du logement qui frappe le Nunavik et le Nunavut.

 Invité à titre d’expert à une table ronde sur le logement autochtone en début de semaine à Thunder Bay en Ontario, M. Arteau a proposé la mise sur pied d’un programme extraordinaire de cinq ans pour accélérer les mises en chantier dans les deux régions.


Le programme viserait l’ajout d’environ 3500 unités au Nunavut et quelque 1000 au Nunavik.  

Ce seuil permettrait à tout le moins de réduire la pression sur les familles qui s’entassent dans des logements trop petits, souvent délabrés, malsains voire dangereux. Et les conséquences qui en découlent sont tristement connues. 

Mais pour qu’il réussisse, le travail de rattrapage devra se faire avec l’appui des communautés, une condition incontournable. 

Me Arteau a fait remarquer que tout programme développé dans un bureau à Ottawa, si bon soit-il, n'aura aucun attrait pour les communautés autochtones si elles n'ont pas participé à son élaboration. 

En clôture des travaux, il a invité les pouvoirs publics à cesser de travailler « sur les régions éloignées » et de commencer à travailler « avec les régions éloignées ». 

Organisée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la table ronde portait sur la situation des Autochtones vivant dans des communautés éloignées situées à l’extérieur des réserves. C’est le cas singulier des Inuits, qui vivent dans des « municipalités » nordiques et non pas dans des réserves comme le pensent bien des gens. 

Ces discussions doivent nourrir la réflexion du gouvernement fédéral qui s’est engagé à présenter une stratégie à long terme qui tiendra compte des besoins et des conditions de logement partout au Canada.  

Pilotée par le ministre responsable de SCHL, Jean-Yves Duclos, la nouvelle Stratégie nationale sur le logement (SNL) promet de cerner l’ensemble des enjeux liés au logement, de l’itinérance jusqu’aux fluctuations du marché résidentiel.


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